

Wine Advocate
91/100
Un vin floral et épicé. Voluptueux, riche et avec une superbe fraîcheur.
Un vin floral et épicé. Voluptueux, riche et avec une superbe fraîcheur.
La robe est jaune citron avec des reflets clairs, d’intensité moyenne. Le disque est brillant, limpide et transparent. Le vin présente une belle jeunesse.
Le nez est franc, plaisant, intense. On perçoit une dominante d’odeurs florales, la rose et épicées, le gingembre confit. L’aération amplifie ces odeurs et dévoile un caractère exotique, la banane, les fruits de la passion, la papaye, la mangue et le poivre du Sichuan. La superbe qualité de la matière première s’exprime avec beaucoup de distinction et d’éclat. L’insolation maîtrisée subjugue la gamme d’odeurs.
L’attaque en bouche est dense et volumineuse, moelleuse. Elle se pare d’un parfait soyeux tactile au support alcool puissant. On évolue sur un milieu à la vivacité franche, marqué par du perlant. On retrouve les arômes du nez, cette fois, dominés par l’exotisme, la pêche blanche, la banane, les fruits de la passion, la mangue, les fleurs, la rose, les épices, le poivre du Sichuan et le gingembre confit. On sent une pointe d’amertume. La finale présente une grande longueur, 11-12 caudalies, ainsi qu’une vivacité stricte et une fine amertume persistante.
Ample et savoureuse, la structure de ce vin est splendide. Charmeur et voluptueux, il présente un très haut degré de distinction et d’éclat. Un grand vin en devenir.
Commentaire élaboré par M. Pascal LEONETTI
Meilleur Sommelier de France 2006 Sommelier à L'Auberge de l'Ill***
Pressurage en raisin entier, débourbage statique. Fermentation en foudre thermorégulé de 1 à 4 mois. Elevage sur lies pendant 8 mois.
Le Kitterlé est un terroir volcano-‐gréseux qui occupe un site unique en rebord de montagne en dessinant un éperon rocheux offrant 3 expositions (sud-‐ ouest, sud et sud-‐est). Le sol léger et sablonneux retenu par d’immenses murs de pierres sèches n’autorise qu’un rendement limité (25 à 35 hl/ha).
Le Kitterlé fût mentionné pour la première fois en 1699. En 1782 douze « schatz » de vignes se révélaient être la propriété exclusive des jésuites d’Ensisheim. Ce coteau bénéficie d’une commercialisation sous son propre nom depuis 1830.
Fiche technique